Expositions et projets en cours

Musée Unterlinden

Place Unterlinden
68000 COLMAR

info@musee-unterlinden.com

+33(0)3 89 20 15 50

Horaires d’ouverture

Mercredi au lundi : 9h —18h
Fermé le mardi

1.1, 1.5, 1.11, 25.12 : fermé
24.12 et 31.12 : 9h —16h

 

Expositions et projets

A VOIR ABSOLUMENT !

Joe Downing (1925-2007) – Hommage à Emmanuel Wardi (1923-2021)

23 février 2022 – 29 août 2022

 

 

À partir du 23 février 2022, le Musée Unterlinden présente un ensemble d’œuvres (30 collages, œuvres sur papier, peintures, sculpture) de Joe Downing.

Né en 1925 à Tompkinsville (Kentucky), Joe Downing s’installe en 1950 à Paris, alors capitale de l’avant-garde artistique.

Les petites huiles sur papier de ses débuts se vident peu à peu de toute figuration pour laisser place au geste et à la couleur. Collages et agrafages deviennent le laboratoire de la création à venir du peintre.

Joe Downing rejoint les peintres de « l’abstraction lyrique » et travaille sa peinture au couteau, à la lame de rasoir ou au doigt. Alors que les années 1960 sont celles du retour à la figuration en France, Downing poursuit la voie de l’abstraction. Revenant à l’usage du pinceau, ses peintures évoluent vers des gestes larges où l’on retrouve les formes ovales de ses collages.

Tôt dans son œuvre apparaissent des cuirs découpés, peints et cloués sur des supports en bois dont l’aspect évoque des totems primitifs. Animé par le besoin vital d’accorder une seconde vie aux objets de son environnement, Downing intervient sur les supports les plus variés. Cette quête de matières nouvelles, poursuivie jusqu’à ses dernières années, manifeste l’inventivité sans fin d’un peintre fasciné par le pouvoir poétique de la couleur.

En raison du contexte sanitaire actuelle, la programmation 2022 peut être soumise à des modifications. Nous vous tiendrons informés d’éventuels changements.

Réouverture des premières salles du parcours de visite

Les premières salles du parcours de visite au rez-de-chaussée sont réaménagées.  Les œuvres du Moyen Âge, représentatives de la création artistique des 14e et 15e siècles (retables, panneaux, sculptures, vitraux, objets d’art) sont visibles.

La plupart n’ont jamais été montrées, d’autres ont été restaurées pour cette réouverture.
Vous qui n’avez jamais vu le Retable de la Passion peint par Gaspard Isenmann en 1462 pour la collégiale Saint-Martin de Colmar, le voyage est nécessaire.

Vous découvrirez la façon dont l’artiste, qui a le sens de la narration, a croqué, a caricaturé les personnages peints. Et vous vivrez aussi en direct la commande de l’œuvre en 1462 grace au texte expliquant au peintre ce que voulaient les chanoines de la collégiale, lui précisant combien il serait payé et combien de temps il avait pour sa réalisation.

 

Un nouvel espace de médiation
L’Atelier- Rêvez et créez avec le Retable d’Issenheim # 1

L’Atelier est un nouvel espace de médiation entièrement dédié au Retable d’Issenheim situé dans la tribune de la Chapelle.

Conçu comme un espace de « bricolage », un lieu où la pensée et la création des visiteurs sont sollicitées, L’Atelier vous propose de vous emparer du Retable d’Issenheim à travers un ensemble d’outils créés en collaboration avec un artiste contemporain.

Tel un laboratoire en perpétuel évolution, L’Atelier invite chaque saison un artiste dans un dialogue de co-création autour du Retable.
Pour cette saison #1, Juliette Steiner, metteuse en scène, plasticienne et comédienne a accompagné la production de 4 outils  qui vous proposent de vous saisir du Retable d’Issenheim par le biais du théâtre, des émotions, du dessin et des mots.

A plusieurs ou solo, créez avec le Retable d’Issenheim en inventant votre personnage de BD, dessinant ses aventures, et devenant un « saint » pendant quelques minutes !

 

 

Le Retable d’Issenheim et sa restauration

Qu’est-ce que le Retable d’Issenheim ?

Le Retable d’Issenheim est l’une des œuvres les plus célèbres au monde.

Le retable tient son nom du village alsacien d’Issenheim pour lequel il fut réalisé.

Peint entre 1512 et 1516 par Grünewald (vers 1475, 1480-1528) et sculpté par Nicolas de Haguenau (actif à Strasbourg de 1428 à 1526), ce monumental polyptique* (qui devait mesurer 8m de haut sur 6m de large) ornait le maître-autel de l’église de la commanderie hospitalière des Antonins à Issenheim, dont la vocation était de soigner des malades atteints du « mal des ardents » appelé aussi le « feu de saint Antoine ».

Ce véritable fléau au Moyen Âge étant en fait provoqué par l’ingestion d’ergot de seigle. Ce parasite de la céréale présent dans le pain de mauvaise qualité, engendrait des hallucinations, souvent proche de la démence, ainsi que des nécroses des extrémités du corps. Les malades venaient se faire soigner à la commanderie, réputée également pour les amputations réalisées par des chirurgiens laïcs.

*polyptique : ensemble de panneaux peints ou de reliefs sculptés, liés entre eux, comprenant souvent des volets pouvant se replier sur une partie centrale.

 

Une œuvre récemment restaurée

Durant cinq années (2018-2022), le Retable d’issenheim a été étudié de près par des chercheurs et des restaurateurs. Les panneaux peints, leurs encadrements, les sculptures, la caisse qui les abrite ont été restaurés méticuleusement.

L’enlèvement des vernis jaunis et brunis a permis de retrouver des couleurs contrastées et vives et certains détails sont réapparus tels un ange dans l’encadrement d’une porte, un sexe d’ange, un portillon, des personnages dans le décor de la Résurrection, des dattes, des figues sur les arbres… Mais les restaurateurs ont aussi découverts des traces de brûlures de cierge ou d’éclats sur la peinture causés par la baguette permettant l’ouverture et la fermeture des volets peints.

Les sculptures, dont la polychromie privilégie les feuilles d’or et d’argent, ont retrouvé leur éclat, la subtilité du rendu des carnations de chacun des visages et la richesse de l’ornementation.

Cette restauration redonne une harmonie colorée à l’ensemble du retable et prouve la cohérence entre les peintures et les sculptures.

 

Avant/après restauration

              

La Déploration sur le corps du Christ mort

 

                   

Mains des apôtres des sculptures du Retable d’Issenheim.

Accompagné d’une médiatrice du musée, partez à la découverte de tous ses secrets : de sa création au début du 16ème siècle jusqu’à sa spectaculaire restauration entre 2018 et 2022.