Nouvelle salle d’archéologie : focus sur les urnes funéraires de Bennwihr

Musée Unterlinden

Place Unterlinden
68000 COLMAR

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+33(0)3 89 20 15 50

Horaires d’ouverture

Mercredi au lundi 9 —18h
Fermé le mardi
1er jeudi du mois 9 — 20h

1.1, 1.5, 1.11, 24.12, 25.12, 31.12 : fermé

 

De nouvelles pratiques funéraires

Au Bronze moyen, l’inhumation sous tumulus et l’individualisation des sépultures se généralisent dans une grande partie de l’Europe moyenne. Ces constructions génèrent de véritables paysages funéraires à distance mais en lien avec les habitats avoisinants. Les nécropoles sont souvent entretenues pendant plusieurs générations. La fin de la période voit le remplacement de l’inhumation par la crémation. Les restes calcinés sont enterrés, le plus souvent dans des urnes ossuaires.

Il s’agit là de grandes tendances qu’il n’est pas possible de généraliser, inhumation et crémation coexistant ou se succédant tout au long de la période. On constate ainsi une grande variabilité des pratiques à l’échelle régionale, voire micro-régionale, reflétant la diversité des croyances et des spiritualités collectives.

Bennwihr, des urnes funéraires du début du Bronze final (vers -1300)

Ces objets accompagnaient les ossements calcinés disposés dans deux urnes funéraires. Ces deux sépultures appartenaient vraisemblablement à des femmes d’après certains éléments de parures retrouvés, caractéristiques du costume féminin dans la région : les épingles à tête de pavots ou encore les grandes agrafes en 8. Le collier en ambre témoigne quant à lui, par la provenance de son matériau, des échanges avec les rives de la Baltique.

A partir du Bronze moyen, une pratique rituelle complexe à interpréter apparaît : certains objets sont intentionnellement brisés ou déformés avant d’être enterrés avec le défunt. C’est fréquemment le cas pour l’un des exemplaires des paires de bracelets alors que l’autre est laissé intact.

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