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Page last updated : 28 - 06 - 2011

Two paintings by Martin Engelman

Martin Engelman (Hoenkoop en Hollande, 1924 - Munich, 1992)


Après des études d’art à Amsterdam et à Maastricht et deux années de service dans la marine Hollandaise durant la Seconde Guerre mondiale, Martin Engelman se fixe à Paris en 1948 et devient l’assistant de A. M. Cassandre la même année. En 1957 il collabore sept ans avec Darthea Speyer qui dirige les expositions du centre culturel américain et décide de se consacrer à la peinture. Il fait une première exposition personnelle en 1960 à la galerie Jean Giraudoux à Paris. En 1964, il est invité à Kassel pour participer à la Documenta III, puis le Stedelijk Museum d’Amsterdam  organise sa première exposition personnelle dans un musée (1965).

 

A l’instar de nombreux artistes de l’après-guerre, Engelman s’est intéressé au surréalisme, particulièrement aux images oniriques de Max Ernst, entre cauchemar et réalité.

Proches du mouvement Cobra, qui lui a inspiré la spontanéité et les audaces de ses peintures, ses références aux schématisations enfantines, au grotesque et au fantastique ne sont pas sans parenté avec l’art brut de Dubuffet. Martin Engelman crée, dans les années 1960, un monde ambigu habité de créatures chimériques et surnaturelles issues de rêves de plus en plus menaçants. Plus l’espace pictural devient le théâtre d’une réflexion sur les événements de la société (Vietnam, révoltes estudiantines de la fin des années 1960), plus ses tableaux prennent un ton menaçant, grave et sombre. Référence à la Barque de Beckmann (1926, collection Feigen, New York), Le Manège (1967) appartient à cet univers pictural composé d’inquiétantes ou d’étranges créatures désarticulées, sexuées et hybrides paradant dans un espace scénique qui les retient prisonniers.

 

A la fin de l’année 1967, Martin Engelman est invité à enseigner à l’Académie de Hambourg et en 1970, il est nommé professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Berlin.
Vers cette fin des années 1960, non seulement ses formes se durcissent, mais les couleurs qui se font l’écho de cet univers meurtri par l’histoire, ne dissimulent pas le caractère obscur et grave dont il ne s’éloignera que vers les années 1971-1972. Les têtes, très présentes dans sa production, se font alors menaçantes et les physionomies hostiles se détachent, isolées dans des espaces indéfinissables.

Le Clown (1970), qui se réfère à l’Autoportrait en clown de Beckmann (1921, Von der Heydt-Museum, Wuppertal), témoigne de son enfermement et de sa réflexion sur une Allemagne dont le visage est désormais divisé en deux.

 

 

Two paintings by Martin Engelman
 

Martin Engelman, Le Manège, 1967, huile sur toile, musée Unterlinden, Colmar, don Mme Régine Engelman

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