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Expositions archivées


Exposition archivée le : 20/06/2009

Charles Lapicque (1898-1988), le dérangeur

20 juin – 12 octobre 2009

 

Le musée d’Unterlinden a présenté, en collaboration avec le musée de l’Hospice Saint-Roch d’Issoudun et le musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables d’Olonne, une rétrospective consacrée à une figure hors norme de la peinture française de la seconde moitié du XXe siècle, Charles Lapicque (1898-1988), véritable « empêcheur de tourner en rond ».

 

À Colmar, une soixantaine de tableaux, pour la plupart inédits, et une trentaine de dessins révèlent les aspects méconnus d’une œuvre essentielle, manifestant la singularité d’un peintre voué à la couleur et à la question de l’espace.

En regard des collections médiévales du musée d’Unterlinden, et en particulier aux œuvres des primitifs rhénans et de Grünewald, le musée présente en exclusivité une série de dessins des années 1947-1948, réalisés par l’artiste sur les thèmes iconographiques de la crucifixion et de la danse macabre. Ses « dessins minute » aux figures qui s’affrontent ou s’enlacent sont à rapprocher de l’Art brut et des écritures automatiques des surréalistes. Lapicque les considère comme totalement indépendants de sa peinture. On retrouve dans ces êtres indéfinis, ces enchevêtrements d’os qu’il dessine, sa passion pour l’anatomie. Longtemps soustrait au regard du public, encore confidentiel pour beaucoup, le dessin de Lapicque apparaît comme l’un des plus inventifs de la seconde moitié du XXe siècle.

 

Charles Lapicque, ingénieur de formation, passionné d’optique, fervent musicien et amateur de sport, est à l’origine d’un art issu d’une pratique autodidacte, qui atteste dès l’immédiat après-guerre d’une grande indépendance vis-à-vis de courants multiples.

En 1941, il devient l’un des théoriciens du groupe des Jeunes peintres de Tradition française et exerce une profonde influence sur les peintres de sa génération (Bazaine, Manessier, Tal Coat…), dont il se distingue très vite par une indépendance d’esprit et une pratique de la peinture qui donne une impression de mobilité et de transparence à ses œuvres.

Tout au long de sa vie, il explore la question de la figuration dont il ne cesse de donner une image très personnelle, audacieuse et par là même dérangeante dans la mesure où il tente de résoudre des problèmes plastiques sans emprunter les mêmes voies que ses contemporains, sa figuration apparaissant souvent à la limite de l’abstraction.

 

Cette redécouverte de son œuvre a permis de révéler au public les aspects peu étudiés de Lapicque, sa manière si personnelle de se permettre sans cesse tous les « commencements ». S’il joue un rôle d’initiateur dans le domaine de la non-figuration, son ancrage si fort dans le réel ne cesse de le ramener à la représentation figurative, faisant de lui le devancier des nouvelles figurations des années 1970 et 1980.

Charles Lapicque (1898-1988), le dérangeur
 

Charles Lapicque, Chasse au tigre, 1961, huile sur toile,

collection Salloum © Jean-Louis Losi

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