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//Michel HERTRICH (1811-1880),
La Lauch ,
1874,
huile sur toile.
Colmar, musée Unterlinden.
Photo : O. Zimmermann

// LES PEINTURES XIXe

La collection de peintures du XIXe siècle présente en premier lieu un important fonds de peintures de paysages romantiques. Représentatif de l’école régionale, il est dominé par les œuvres de Henri Lebert, de David Ortlieb ou de Michel Hertrich dont les vues de Colmar constituent un important témoignage iconographique et révèlent son intérêt de miniaturiste à reproduire la nature avec fidélité. Parallèlement, un fonds d’estampes, de dessins et de lithographies a été confié par la Société Schongauer dans les années 1960 à la Bibliothèque municipale de Colmar et a pu être en partie présenté à l’occasion de l’exposition consacrée à l’Histoire du musée (2003).

D’autres grandes figures de l’art alsacien dominent dans les collections autour du néo-classique Jean-Jacques Karpff, élève de David, peintre de l’entourage impérial très représenté à travers ses peintures, miniatures en grisaille et dessins. Théophile Schuler, peintre strasbourgeois formé dans l’atelier de Drolling et de Delaroche fut très proche du mouvement romantique. Fasciné par la renommée mystique de l’ancien couvent des Unterlinden, il fit don en 1862 à la Société Schongauer de son chef d’œuvre, Le Char de la mort, qui est un des manifestes politiques les plus intéressant de l’art français du XIXe siècle. Une autre grande figure de la peinture du XIXe siècle en Alsace est Jean-Jacques Henner, élève de Charles Goutzwiller et du peintre de genre Drolling, qui donna très tôt quelques-unes de ses œuvres majeures au musée, témoignant de son art qui se situe à la rencontre des influences des primitifs allemands et des maîtres italiens. Enfin, l’œuvre d’Auguste Bartholdi, autre figure éminente de l’art alsacien du XIXe siècle, est esquissée à travers un ensemble de sculptures ou de projets de sculptures, complémentaire aux collections du musée qui lui est dédié à Colmar.

Le monde de l’industrie et des grandes manufactures colmariennes du XIXe siècle est rattaché à ce fonds à travers les figures importantes de Henri Lebert et Jean-Georges Hirn, tous deux peintres de fleurs liés à l’industrie du tissu imprimé, mais dont les œuvres les plus importantes relèvent autant de l’histoire de la nature morte que de l’histoire locale.

L’école alsacienne est également représentée par Gustave Brion ou Camille Alfred Pabst qui décrivent dans leurs tableaux, empreints d’un romantisme historique et sentimental, la vie dans une Alsace idéalisée. Enfin, dernier témoignage de l’identité alsacienne sous l’Annexion, l’art entre 1900 et 1918 est évoqué à partir du Cercle Saint Léonard avec Gustave Stoskopf, Charles Spindler et le premier Hansi