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//LES MINIATURES
Tout au long du XVIIIe siècle, l’art du portrait a bouleversé la traditionnelle hiérarchie des genres et s’est tourné vers des techniques moins coûteuses que la peinture de chevalet, comme la miniature ou le pastel.
Une trentaine de miniatures des XVIIIe et XIXe siècles, représentant principalement des personnages liés à l’histoire locale, a intégré les collections grâce à des dons et à des legs.
Cette section privilégie la période la plus brillante de cette technique de peinture sur ivoire, nécessitant précision et finesse sur une surface très réduite.
Par ailleurs, elle constitue un témoignage sociologique exceptionnel des nouvelles classes sociales issues de
la Révolution
française en soif de reconnaissance.
Ces petites effigies, réalisées pour une contemplation discrète et intimiste, faciles à manipuler et à emporter, ont peu à peu disparu avec l’apparition de la photographie.
Deux artistes colmariens sont particulièrement bien représentés dans cet ensemble : Michel Hertrich (1811-1880), et Jean-Jacques Karpff, dit Casimir (1770-1829), qui séjourne à Paris vers 1790 pour travailler dans l’atelier de David, et dont la réputation dépasse largement les frontières de l’Alsace.
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